Les Héros de la Littérature Policière

Le roman policier, et en particulier les héros récurrents de la littérature policière

20 avril 2008

La chanson du jardinier

 

    La chanson du jardinier
Une aventure de Miss Lali
Auteur:

kalpana

Kalpana Swaminathan

Kalpana Swaminathan, née en 1960, signe l’émergence du roman policier en Inde, ténèbres savamment distillées, suspense et enquêteur, ici au féminin.
Il règne dans ses livres l’ordre glacé et la touche de folie nécessaires à la détective de talent qu’elle a créé récemment en la personne de Lalli, dont les déductions méticuleuses rappellent les interventions au scalpel de sa créatrice, chirurgienne pour enfants de profession.
Kalpana Swaminathan écrit également en duo avec son compagnon Ishrad Syed sous le nom composé de Kalpish Ratna.
Kalparia Swaminathan vit à Bombay.
Saveurs assassines, son premier livre publié en France, inaugure une série de cinq romans policiers.
La Chanson du jardinier est son deuxième roman publié en France.


«Cette femme est l'Agatha Christie indienne. Frissons assurés...»

Elle

               

        Miss Lali, la première femme détective indienne            

   

Entre la Miss Marple d'Agatha Christie et la Mma Ramotswe d'Alexander McCall Smith, Miss Lalli, la première femme détective indienne, nous entraîne - sur l'air de La Chanson du jardinier de Lewis Carroll -, dans une intrigue pleine de rebondissements. Une façon inédite et attrayante de découvrir Bombay, avec sa culture et ses traditions fascinantes, et sa population foisonnante et multiple aux prises avec un monde en pleine mutation.

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Saveurs assassines
Auteur     Kalpana Swaminathan
Editeur     Le Cherche-Midi
Date de parution mars 2007
Collection Ailleurs
Présentation de l'éditeur
Entre la miss Marple d'Agatha Christie et la Mma Ramotswe d'Alexander McCall Smith, Kalpa Swaminathan nous propose de découvrir la charmante miss Lalli, retraitée sexagénaire du service des homicides de la police de Bombay, dans cette première enquête sur fond de gastronomie indienne.
C'est un magnifique week-end gastronomique qui s'annonce dans la luxueuse villa de Bombay où quelques jet-setters en vue se sont retrouvés : un écrivain de best-sellers, un danseur, un mannequin, une féministe convaincue, un industriel amateur de chevaux, un médecin très médiatique, la très respectable miss Lalli et sa nièce. Un des convives ayant été retrouvé à l'état de cadavre, commence un véritable Cluedo gastronomique, et Lalli ne tarde pas à découvrir que les invités, sous des dehors très convenables, ont tous de sordides secrets à dissimuler.
Cette enquête policière passionnante, qui dévoile les multiples visages de la société indienne, est également l'occasion d'un appétissant voyage au pays des saveurs et de la cuisine de l'Inde. Elle nous invite surtout à faire connaissance avec cette fameuse miss Lalli, aussi distraite dans la vie que précise dans ses enquêtes.
Extrait du livre :
Laissez-moi vous dire tout de suite qu'elle n'est pas une tante d'un modèle standard. Sa qualité de tante est purement accidentelle. L'accident est dû à mon père qui, récemment et pour des raisons tant privées qu'inquiétantes, a revendiqué cette brindille extrêmement modeste et périphérique de l'arbre généalogique.
Quand je rentrai à la maison cet après-midi-là, ayant jeté par-dessus bord ma carrière, mon copain et ma bibliothèque, je trouvai mes parents en plein chaos.
Le lendemain matin, Lalli débarquait. Je ne savais absolument pas d'où elle sortait, ni qui elle était, ni pourquoi sa présence était un tel réconfort pour mes parents désemparés. C'était une période assez déroutante pour moi aussi. Leurs soucis me furent épargnés, partant du principe que j'en avais déjà assez sur les bras.
Mais je ne suis pas encore prête à raconter cette histoire-là. Qu'il me suffise de dire ici que la présence de Lalli m'a apporté autant de réconfort qu'à eux. Même si, dans mon cas, le réconfort venait surtout de son absence totale de curiosité pour les bouleversements récents survenus dans ma vie. Avant que la poussière ne retombe, mes parents reconnaissants étaient partis à Lonar pour cultiver des roses, et j'avais emménagé avec Lalli.
Nous partageons un toit, mais guère plus. Elle a son espace et moi le mien. Nous avons un accord tacite pour éviter d'être dans les jupes l'une de l'autre et de se crêper le chignon. (Dans le cas de Lalli, un amas de boucles argentées. Pour ma part, si vous voulez le savoir, j'ai les cheveux raides comme du fil à plomb.) Au cours de l'année, nous sommes passées d'une prudence mutuelle à une tolérance mutuelle.

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La chanson du jardinier

Auteur: Kalpana Swaminathan
Traduit de l'anglais (Inde) par Edith Ochs.
Editeur: Le Cherche-Midi - Collection Domaine Indien
Parution: avril 2008
Présentation de l'éditeur:
Après Saveurs assassines, la nouvelle aventure de Miss Lalli, retraitée sexagénaire du service des homicides de la police de Bombay.
Tout le monde a un secret. Et si les voisins de Miss Lalli, dans son immeuble de Bombay, ont tous une allure respectable, il n'en demeure pas moins qu'en les observant de près on voit se dessiner d'étranges attitudes.
Lorsqu'un des locataires est retrouvé mort et que Miss Lalli découvre que tout le monde, ou presque, avait au moins une bonne raison de lui en vouloir, elle va donc devoir redoubler d'adresse et de ruse pour découvrir le mobile du meurtre et confondre l'assassin.
Extrait du prologue :
A sept heures tapantes, la mort réquisitionna Mr Rao. En fait, elle aurait pu le rappeler un peu avant ou un peu après sept heures, mais Utkrusha n'entendait pas lui accorder cela.
- Le Building considère en général qu'on doit préciser l'heure exacte du décès, remarqua Patherphaker tandis qu'il concoctait l'avis de décès.
Utkrusha, alias le Building, est un maniaque pour ce genre de détails. Dans la vie, Mr Rao était un homme pointilleux. Il était donc juste que la mort lui rende la politesse.
L'annonce de Patherphaker devant l'ascenseur fatal disait :
TRISTE NOUVELLE
Mr Karunakar Rao de l'appartement 3-A nous a quittés pour la Demeure céleste ce matin à 7 heures.
On entoura l'ascenseur d'un cordon de sécurité et un agent balourd fut posté devant. Nous tournâmes en rond dans le hall avec une compassion inutile jusqu'à ce qu'on nous ordonne de réintégrer nos appartements. Et on nous intima l'ordre de ne pas en bouger avant que la police se soit fait sa religion.
Claude avait découvert le corps de Mr Rao, et Lalli et moi avions découvert Claude. Nous nous étions précipitées en l'entendant hurler. Son cri avait paru rebondir depuis le rez-de-chaussée jusqu'à nous.
Il faisait sombre dans l'entrée, mais, de l'autre côté du hall, la porte de l'ascenseur était béante et sa faible lumière dessinait les contours d'une masse obscure d'où émanait un hululement de terreur.

Posté par Aphelandre à 20:34 - Miss Lali - Commentaires [0] - Permalien [#]



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