10 mai 2008
Le Gambit turc

Poche: 300 pages
Editeur : 10/18 (2 janvier 2003)
Collection : Grands detectives
Faire connaissance avec Eraste Pétrovitch Fandorine, c’est s’attacher à un héros que l’on sait déjà impliqué dans ce bouillonnement de l’histoire de la Russie qui nous mènera jusqu’à l’explosion, la Révolution de 1917. A la fin de ses aventures en 1919 selon l"auteur, Fandorine aura alors soixante-trois ans.
Le Gambit turc
1877.
La Russie, en guerre contre l'Empire ottoman, se trouve à moins de deux
semaines de Constantinople.
Varia Souvorova, une jeune Russe intrépide,
a décidé de rallier le front russe pour y retrouver son fiancé Pétia,
officier du chiffre.
Son convoyeur lui ayant volé ses bagages et son
argent, elle se retrouve démunie dans une auberge bulgare peu
accueillante.
C'est là qu'elle rencontre Eraste Fandorine, un jeune et
policier russe perspicace qui lui procure une monture en jouant la
jeune femme aux dés.
Après avoir échappé à une horde de Bachi-Bouzouks,
le couple parvient jusqu'au campement militaire où Varia retrouve
Pétia.
La joie des fiancés est de courte durée car un important message
du haut état-major a été mystérieusement trafiqué.
Alors que les ordres
étaient de s'emparer de la ville de Plevna, haut lieu stratégique, les
troupes ont été dirigées vers Nikopol, une place sans intérêt, ce qui a
permis à l'armée turque de se réorganiser.
Pétia, accusé d'avoir
modifié le message, est mis aux arrêts. L'astucieux Fandorine, qui le
croit innocent, tente de piéger le vrai traître.
Second volet d'une
série russe, après Azazel, cette aventure d'Eraste Fandorine est
passionnante. Mêlant mystère, érudition, humour, elle transporte le
lecteur au cœur d'un conflit aujourd'hui oublié et met en évidence la
perspicacité d'un enquêteur qui fait penser au célèbre Rouletabille.
--Claude Mesplède --
Présentation de l'éditeur
1877. La guerre fait rage entre la Russie
et l'Empire ottoman. Pour le tsar Alexandre II, l'enjeu du conflit est majeur : l'accès direct de sa flotte de guerre à la Méditerranée. Nous retrouvons Eraste Pétrovitch Fandorine, détective du tsar, sur le front, où il croise une intrépide jeune femme, Varvara Souvorova, féministe avant l'heure, venue rejoindre son fiancé, engagé volontaire et employé à l'état-major de l'armée russe comme officier du chiffre. Le jour de leur arrivée dans le camp provisoire, un ordre du haut état-major est mystérieusement modifié, permettant à l'adversaire de réorganiser ses forces. Qui a donc trafiqué le télégramme chiffré ? Les soupçons pèsent sur le fiancé de Varvara, qui ne tarde pas à être mis aux arrêts. Fandorine n'est cependant pas convaincu de sa culpabilité. À lui de le prouver...
Quatrième de couverture
1877. La guerre fait rage entre la Russie et l'Empire ottoman. Pour le tsar Alexandre II, l'enjeu du conflit est majeur : l'accès direct de sa flotte de guerre à la Méditerranée. Nous retrouvons Eraste Petrovitch Fandorine, détective du tsar, sur le front, où il croise une intrépide jeune femme, Varvara Souvorova, féministe avant l'heure, venue rejoindre son fiancé, engagé volontaire et employé à l'état-major de l'armée russe comme officier du chiffre. Le jour de leur arrivée dans le camp provisoire, un ordre du haut état-major est mystérieusement modifié, permettant à l'adversaire de réorganiser ses forces. Qui a donc trafiqué le télégramme chiffré ? Les soupçons pèsent sur le fiancé de Varvara, qui ne tarde pas à être mis aux arrêts. Fandorine n'est cependant pas convaincu de sa culpabilité. À lui de le prouver...
12 avril 2008
Enquêtes en Russie au XIX° siècle
Eraste Pétrovitch Fandorine
" Fandorine n’a qu’une seule conviction idéologique : chacun doit pouvoir vivre sa vie de façon digne ", dit Boris Akounine. "
Eraste Pétrovitch Fandorine, héros des romans policiers de Boris Akounine, représente l'idéal de la noblesse du XIXe siècle : noble, dévoué, incorruptible, fidèle à ses principes.
Nen 1856 dans une famille noble et pauvre, orphelin très jeune il entre au service de la police moscovite pour subsister.
Eraste Pétrovitch Fandorine, " registrateur " de collège de quatorzième classe à la direction de la police judiciaire de Moscou est envoyé par routine rendre visite au témoin d’un suicide dans un jardin public de Moscou... Il est alors entraîné dans une mystérieuse histoire de groupes nihilistes dont les activités commencent à inquiéter l’Empire. Nous sommes en mai 1876 et la Russie commence à ressentir des convulsions incontrôlables, notamment celle d’une association inconnue dénommée Azazel, du nom de l’ange déchu de la Bible.
Le jeune fonctionnaire effacé, à qui ses chefs ne prédisent aucun avenir dans la police, va se révéler un enquêteur exceptionnel, un as des méthodes déductives qui vont l’aider à résoudre une énigme impliquant une bonne partie de la jeunesse dorée moscovite.
De 1876 à 1878 il participe à la guerre russo-turque, dans le deuxième tome de la saga d’Eraste Fandorine, le Gambit turc, le fonctionnaire effacé de quatorzième classe, désormais investi de hautes responsabilités, est chargé de découvrir le traître qui empêche en 1877, dans les Balkans la victoire définitive de la Russie sur l’empire ottoman.
De 1878 à 1882 il se trouve au Japon en qualité de diplomate avant de rentrer à Moscou accompagné de son serviteur japonais Masahiro Sibata.
Jusqu'en 1891 il est au service du général-gouverneur de Moscou pour les missions spéciales mais quitte la fonction publique pour devenir ensuite détective privé.
Il voyage alors fréquemment à l'étranger tout en retournant régulièrement à Moscou.
Le Fandorine d’Azazel n’est pas le même que celui du Gambit turc ; Les bons peuvent servir les mauvaises causes et les méchants être des utopistes. " Fandorine n’a qu’une seule conviction idéologique : chacun doit pouvoir vivre sa vie de façon digne ", dit Boris Akounine. " Il n’y a pas de bons et de méchants, chacun sa vérité. "
Dans une société russe très politisée, les nuances d’Akounine laissent perplexes. Au gré des aventures de son héros, il est accusé de sympathies monarchistes, russophobes, antireligieuses ou autres dérives romanesques. Mais le lecteur russe est très friand de ces confrontations d’idées : Il y a une discussion idéologique à la fin du Gambit turc. Mais qui a raison, qui a tort ?

poche: 319 pages
Editeur : 10/18 (2 janvier 2003)
Collection : Grands detectives
Dans Azazel, tout débute par un fait divers singulier:
Le 13 mai 1876, à Moscou, dans le jardin Alexandre, l'étudiant en droit Piotr Kokorine s'approche d'une jeune fille assise sur un banc en compagnie de sa duègne. Après avoir vanté sa beauté et quémandé en vain un baiser, il sort un revolver, fait tourner le barillet, appuie le canon sur sa tempe, tire et s'écroule mort. Ce fait divers intrigue le commissaire principal Grouchine qui confie l'affaire à un nouveau venu dans son service, le fonctionnaire de quatorzième classe, Eraste Pétrovitch Fandorine. De l'enquête préliminaire et des interrogatoires qui vont suivre, Fandorine découvre que la victime, d'un nihilisme forcené, s'est tuée à la suite d'un défi avec Nikolaï Akhtyrtsev, un autre étudiant, qui l'a provoqué à la "roulette russe". Sans famille, Kokorine lègue par testament une grosse fortune à la baronne Margaret Esther, une citoyenne britannique qui vient de créer à Moscou le premier "esthernat", un établissement qui recueille et élève les petits orphelins. Lors d'une soirée privée organisée chez l'ancienne égérie de Kokorine, le policier retrouve Akhtyrtsev. Il sympathise avec lui et recueille ses confidences mais lorsqu'ils sortent dans la rue, un inconnu les poignarde en murmurant "azazel".
Le premier volet de cette série se lit avec beaucoup de plaisir car Akounine utilise aussi bien les références à la littérature russe que divers thèmes du roman feuilleton à rebondissements. Fandorine, que l'on retrouve dans Le Gambit turc, est un orphelin, obligé de travailler très jeune. Il se révèle un limier subtil qui affronte le mal dans une lutte opiniâtre. --Claude Mesplède --Ce texte fait référence à l'édition Broché

